Semaine 4

Finances en couple : nos peurs actuelles et passées, et comment on les a dépassées

Nous avons abordé dans notre article précédent, le sujet de notre enfance et l’argent et cette semaine nous allons développer le sujet de nos peurs financières.

Au commencement de notre aventure, nous n’avons pas parlé d’argent car ce n’est pas un sujet que l’on aborde facilement en début de relation, nous étions plutôt du genre « 2 tourtereaux » sur leur petit nuage, cherchant à se découvrir l’un l’autre.
A ce moment là, nous ne vivions pas ensemble et ne parlions donc pas encore de « finances de couple ».
Avec le temps (quelques mois en réalité), nous avons laisser germer l’idée de vivre sous le même toit, ce qui impliquerait de tout partager et d’accepter l’autre dans sa façon de penser, de vivre, et sa relation à l’argent.
Des peurs sont nées : va t-on réussir à gérer un budget ensemble ? a t’il la même façon de gérer son argent que moi ? va t’on pouvoir épargner encore ? va t’on réussir à créer et conserver un « budget gros imprévu » ?
Heureusement nous avons réussi grâce à beaucoup de communication, à dépasser certaines de nos peurs, qui ne sont plus les mêmes aujourd’hui puisque notre vie a évoluée (achat de notre maison, naissance de nos enfants).
Nos peurs sont devenues : va t’on réussir à payer le crédit de la maison jusqu’à son terme sans avoir de problèmes financiers ? va t’on réussir à payer les études de nos enfants ? va t’on pouvoir continuer de se faire des petits plaisir (vacances, restaurants et autre sorties) ?

Nos peurs financières passées

1ère peur : quitter nos foyers parentaux et gérer un budget commun

Quitter le cocon familial est une épreuve car il faut oser se lancer et gérer tous les aspects de la vie :


la partie pratique : faire ses courses, faire ses lessives => allo maman ? 😉 ahah ! etc. Comme on le dit « c’est en faisant qu’on apprend » et en demandant quelques conseils à ses proches on s’en sort aisément.


le coté organisationnel : gérer un calendrier à deux (sorties, activités, obligations…). Cela nécessite une communication claire pour trouver un équilibre entre temps pour soi, moments à deux et vie sociale (famille, belle-famille, amis).

l’aspect administratif : gérer les papiers, payer les factures dans les temps etc. Cela demande une bonne organisation et un suivi régulier. Il peut être intéressant de faire un point régulier pour savoir où l’on en est.


l’aspect financier : gérer un budget à deux. Pour que cela fonctionne, il faut s’organiser et se mettre d’accord sur une répartition des dépenses justes et qui conviennent à chacun.
Lorsque nous avons commencé notre projet de vie commune, il a fallut aborder le sujet des finances en couple.
Je sortais tout juste d’études en apprentissage, et gagnais environ 500 € par mois en vivant chez mes parents. A la signature de mon premier contrat de travail, je touchais le SMIC et mon chéri lui gagnait sa vie beaucoup mieux avec un salaire d’environ 2 000 € par mois. Il a vécu pendant deux ans chez ses parents avec ce revenu, ce qui lui permis d’épargner une belle somme pour pouvoir par la suite avoir la possibilité de louer puis d’acheter assez rapidement un bien. Cela était pour lui comme pour moi, un objectif de vie.
Une question importante se posait alors : quel budget « loyer » pouvons nous nous permettre ? comment allions nous répartir les dépenses ? Si l’on proratisait au salaire de chacun, je ne pourrais pas me permettre un loyer trop élevé. Sauf que nous avons eu la chance d’être les premiers visiteurs d’un superbe appartement neuf à 640 € de loyer et afin de pouvoir se l’offrir nous avons répartis les dépenses de la façon suivante : il payait le loyer et l’électricité, la plus grosse part de la dépense, et moi je payais les autres frais communs : eau, internet, assurance logement, taxe foncière et la moitié des courses.

Se lancer dans la vie active n’est pas chose facile lorsque l’on est jeune et que nos parents s’occupaient de tout, ou presque, mais comme le dit le proverbe « Quand on veut on peut ».

2ème peur : ne plus réussir à épargner (ou très peu)

Quand on commence à travailler et qu’on vit encore chez ses parents, tout paraît super simple. On a très peu de charges : l’assurance de la voiture, le carburant… et bien sûr, roulement de tambour… les sorties entre amis 😄

Résultat : aucun vrai stress financier. On ne se demande même pas si on serait capable de gérer des dépenses plus importantes une fois indépendant.

Très vite, dès mes premières fiches de paie, j’ai compris quelque chose d’important : oui, il faut se faire plaisir. Franchement, si on ne profite pas quand on est jeune, on le fait quand ?
C’est clairement la période la plus facile pour faire ce qu’on veut, justement parce qu’on a moins de charges quand on vit encore chez ses parents.

Mais en parallèle, il ne faut pas oublier d’épargner. Le but, c’est de mettre un maximum de côté pour pouvoir réaliser des projets plus tard, comme acheter son premier bien immobilier, tout en gardant une sécurité financière pour faire face aux imprévus, comme des réparations de voiture ou autres.

Bien sûr, et on en parlera juste après : le but de l’épargne n’est pas le même à 20 ans, qu’à 30 ou 40 ans.
Nos objectifs évoluent avec le temps, tout simplement parce qu’on avance dans la vie et qu’on prend conscience de choses auxquelles on ne pensait même pas plus jeune.

Pourquoi épargner ?

On a parlé de l’épargne juste au-dessus parce que c’est un sujet vraiment important, surtout quand on est jeune. Le but, c’est de prendre de bonnes habitudes financières le plus tôt possible pour pouvoir faire face aux imprévus de la vie.

3ème peur : avoir assez d’argent de côté pour pouvoir subvenir en cas de gros pépin (panne de voiture, d’électroménager etc.)

Pas facile de se dire qu’il faut mettre de l’argent de côté quand on touche son premier salaire…

“Allez les gars, on sort en boîte ! Ce soir c’est pour moi, je paie la bouteille de vodka (évidemment à 90€) 😅”

Je ne juge pas, bien au contraire, je l’ai fait moi aussi, et pas qu’une seule fois.
Mais avec le recul, on se rend compte qu’on a tendance à dépenser sans vraiment réfléchir, alors que l’argent ne devrait pas être gaspillé inutilement, mais utilisé de manière plus intelligente.

Bien sur, cette prise de conscience ne vient pas du jour au lendemain. Elle dépend beaucoup de l’éducation qu’on a reçue, mais aussi de notre état d’esprit et de nos envies quand on est jeune.

Honnêtement, je ne saurais pas vraiment l’expliquer, mais dès nos premiers euros gagnés, ma femme et moi avons pris l’habitude de mettre de l’argent de côté.
Et forcément, ça nous a facilité les choses plus rapidement que d’autres personnes de notre âge !
Sans aucune volonté de faire une comparaison malsaine.

Si j’avais un conseil essentiel à donner à des jeunes, seuls ou en couple, ce serait d’épargner le plus possible, et surtout le plus tôt possible, car l’avenir n’est jamais certain.

Mais attention, ça ne veut pas dire se priver de tout : profitez aussi de la vie. L’idée n’est pas de devenir frugaliste à 100 %, mais de trouver un bon équilibre entre se faire plaisir et préparer l’avenir.

Nos peurs actuelles et notre approche

Nos peurs ont évoluées avec le temps, suivant nos étapes de vies. Nous avons acheté notre maison et avons contracté un prêt de plus de 200 000 €, puis nous avons eu deux enfants. Ces étapes ont fait naître en nous de nouvelles inquiétudes financières.

1ère peur : va t’on réussir à payer le crédit de la maison jusqu’à son terme sans avoir de problèmes financiers ?

Comme beaucoup de couples, nous étions maintenant engagés sur plus de 20 ans à rembourser chaque mois une belle somme. Notre choix fut de privilégier une plus courte durée, ce qui augmentait les mensualités (+ de 1 000 €) par mois avec deux salaires représentant environ 3 000 € / mois.
Bien sur nous ne pouvons pas prédire l’avenir, et espérons rembourser notre crédit et vivre correctement sans avoir de problèmes financier.
Afin de nous protéger au maximum et ne pas se retrouver en difficultés financières, nous avons mis en place le principe des 10 % (selon le livre connu sous le nom de « L’homme le plus riche de Babylone ») : nous épargnons 300 €, que nous versons chaque début de mois sur notre compte épargne. Ce système vertueux nous permet d’être plus sereins et d’épargner de façon régulière sans se poser de question.

👉 Peu importe combien tu gagnes, garde toujours une part pour toi avant de dépenser le reste.

Nous vous conseillons la lecture du livre cité ci-dessus : L’homme le plus riche de Babylone de George Samuel Clason.

2ème peur : va t’on pouvoir continuer de se faire des petits plaisir (vacances, restaurants et autre sorties) ?

Les salaires Français n’évoluant pas aussi vite que l’inflation, qui elle augmente chaque année, nous ne sommes pas rassurés quant au fait de pouvoir continuer de profiter de petites sorties, de pouvoir offrir à nos enfants des vacances.

Bien sur nous n’avons pas le choix de nous adapter sur certaines dépenses du quotidien, comme les courses, réduire nos assurances et abonnements (téléphone, internet) etc. Nous vous invitons à comparer au moins une fois par an les offres que peuvent vous proposer les assureurs, les banques, les fournisseurs divers (électricité, téléphone, abonnement télé ou mobile). En économisant quelques euros par-ci par là sur ces divers postes, vous pourrez peut-être économiser des centaines d’euros à l’année, ce qui n’est pas négligeable.

👉 « Il n’y a pas de petites économies »

Il est important de garder en tête que se payer en premier est le plus important car cela vous créé un socle financier solide et de bonnes habitudes financières.

Nous parlerons dans le prochain article de se que signifie pour chacun de nous : « être riche ».

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